Retour sur les escales ligériennes 2026
Les Escales ligériennes se suivent et ne se ressemblent pas ! Après l’effervescence de la Grande Remontée 2025 qui avait attiré des milliers de personnes sur les bords de Loire, nos escales 2026 à Baule en juin et sur l’île de Chalonnes en septembre ont, certes, été moins fréquentées, mais elles suscitent toujours autant d’enthousiasme et de plaisir partagés avec les ligérien·nes curieux·ses de découvrir les patrimoines et paysages du Val de Loire Unesco, malgré des conditions d’accueil rendues difficiles en juin à cause des canicules.
L’escale ligérienne de Baule
La première de nos deux escales ligériennes 2026 s’est tenue à la guinguette « La corne des pâtures » à Baule, dans le Loiret, du 22 au 28 juin. La semaine était consacrée à la découverte des paysages ligériens, et plus particulièrement leur composante agricole, avec une programmation dédiée : projections, spectacles, rencontres-débats, balade, ateliers scolaires et grand public, cinéma pour l’oreille (détails de la programmation).
La canicule qui sévissait cette semaine nous a obligés à adapter nos conditions d’accueil. Heureusement, l’association L’Embouchure, qui gère la guinguette, dispose d’un bel espace en bord de Loire et a facilité notre installation au sein de « La corne des pâtures ». Malgré la quasi-absence de public en journée due aux fortes chaleurs, nous avons pu maintenir la programmation des soirées et du week-end, où les températures ont été plus clémentes, comptabilisant ainsi près de 400 participations sur la semaine pour les projections de films documentaires, les temps d'échanges et les spectacles joués.
Aller plus loin
L’escale ligérienne sur l’île de Chalonnes
La deuxième escale s’est déroulée au bout de « la grande île » partagée entre Chalonnes-sur-Loire et Montjean-sur-Loire (commune déléguée de Mauges-sur Loire), dans le Maine-et-Loire, du 4 au 6 septembre. Comme à Baule, la guinguette « Au bout de l’île » nous a autorisé à investir les lieux pour proposer nos activités habituelles (projection, quiz sonore, découverte de la ga(r)zette, cinéma pour l’oreille…) et quelques nouveautés en lien avec le dispositif d’École-territoire de Loire qui a démarré à cette occasion.
Un arpentage de la queue de l’île a été organisé le week-end en compagnie d’îliens qui ont partagé leurs vécus et leurs savoirs sur la manière d’habiter et de cultiver une terre submersible, car l’île est régulièrement inondée. Durant cette balade de près de 3 h, des entretiens audios collectés par le collectif Les locaux permettaient d’entendre d’autres témoignages d’habitant·es de l’île. Cette balade sonore a fait l’objet d’un livret d’accompagnement que vous pouvez télécharger ci-dessous. Une version web (storymap) sera bientôt proposée sur notre site internet.
Deux ateliers plus participatifs étaient organisé également : une session de « Radio Loire », animée par le journaliste Sébastien Rochard et la réalisatrice Laure Bourru, a donné la parole aux habitant·es de Chalonnes, Montjean et des alentours venu·es témoigner de leurs rapports au fleuve ; un atelier « Wiki Loire » a permis d’ajouter quelques informations sur la page Wikipédia consacrée à l’île de Chalonnes.
L’île de Chalonnes, un cas (d’)école.
Ce week-end d’escale, où l’on a comptabilisé environ 350 participations aux activités proposées, a été suivi de trois jours de réflexion en présence d’artistes, de scientifiques et d’habitant·es pour lancer le dispositif d’École-territoire de Loire pour les trois années à venir (2026-2028).
Considérant la Loire comme un bassin-versant composé de vivants qui entretiennent de nombreuses relations, cette démarche menée par la philosophe Sophie Gosselin vise à inventer de nouvelles méthodes pour se mettre à l’écoute du fleuve et apprendre depuis le territoire ligérien.
Vivre en bord de Loire, c’est habiter une entité plurielle vivante, parfois débordante, avec laquelle s’allier et composer, en intégrant ses dynamiques grâce à la mise en œuvre de pratiques de solidarités et d’inventions techniques adaptées. C’est aussi accepter que le territoire puisse « faire école », en se mettant à l’écoute de ce qu’il a à nous apprendre.
C’est tout l’objectif du dispositif « École-territoire de Loire » : opérer un renversement de perspective et de posture vis-à-vis des milieux ligériens pour comprendre la complexité des interactions et interrelations qui constituent ce territoire et apprendre à écouter la multiplicité des voix et expressions qui en émanent.
L’île de Chalonnes, régulièrement inondée et accueillant déjà une communauté habituée à vivre avec les crues, sera le territoire exploratoire de cette démarche.
Le projet d’École-territoire de Loire est une démarche qui bénéficie du soutien financier de l’Office français de la biodiversité.