Le paradoxe du paysage chez Marx Ernst

À l’occasion du 50e anniversaire de la disparition de Max Ernst, le pôle culture de la communauté de communes Chinon Vienne et Loire propose une programmation d’évènements autour de l’artiste et ses oeuvres.

Le peintre Max Ernst (1891-1976) n’est évidemment pas un peintre de paysage, ni d’aucun genre d’ailleurs. C’est un artiste d’avant-garde qui a marqué l’art du 20e siècle, du dadaïsme au surréalisme, expérimentateur et bricoleur de génie dont les techniques du collage et du frottage lui permettaient d’aller Au-delà de la peinture. Pourtant, loin du motif, le sujet du paysage est présent dans son œuvre. Des grands tableaux des Forêts aux Microbes d’Arizona, Max Ernst développe un imaginaire paysager au-delà du réel. La complexité savante qui l’anime s’exprime dans son tableau Le Jardin de la France réalisé en 1962 à Huismes, dans lequel sont convoqués Rabelais, le pays local, l’académisme du 19e siècle et l’esprit libertaire.